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Aller moins bien parce qu'on essaie d'aller mieux – Grand deuil, le podcast qui parle de la mort pour qu'elle nous fasse moins peur.

ARTICLES SUR LE DEUIL
Quoi dire quand quelqu’un perd un proche. – Spoiler : rien (Mais on peut quand même soutenir)
La réponse courte est sans appel : Rien. Il n’y a rien à dire dans ces moments là. Rien qui console, rien qui réconforte. Rien qu’on puisse entendre sans que ça ravive le sentiment d’injustice. Quand quelqu’un perd un proche, souvent la meilleure chose à dire, c’est rien. Vous me direz probablement que « deux deuils ne se ressemblent pas ». Et vous aurez raison. Mais comme la mort a frappé à notre porte deux fois en un mois de manière sensiblement différente, j’ai décidé de partager cette expérience avec vous.
Étapes du deuil :ne pas positiver trop tôt – pour soutenir une personne en deuil.
« Tu vas t’en sortir ! » « Le temps efface la peine ! » « Tu vas réussir à t’en remettre tu sais, la vie continue. » « Change toi les idées, ça t’aidera. » Est-ce qu’on ne l’a pas tous déjà dit ou entendu pendant une épreuve ou une autre de la vie ? Probablement que si. Et si je vous disais que parfois, soutenir quelqu’un ce n’est pas lui dire que ça ira mieux, mais juste entendre, valider et reconnaître l’ampleur de sa peine?
Occupe toi pour ne pas y penser. – Une fausse bonne idée?
Depuis la mort de mon frère, j’ai souvent entendu la même phrase revenir en boucle. Elle part d’une très bonne intention, mais je ne suis pas certaine qu’elle soit une vraie bonne idée. « Fais des choses, occupe toi pour te changer les idées ». On peut se changer les idées pour oublier les petits tracas. Faire du sport pour faire taire son anxiété. Mais est-ce un bon conseil lorsque la mort vient de frapper à la porte ?
Étapes du deuil : – perdre un proche puis ses amis.
En me renseignant sur les conséquences les plus fréquentes du deuil, je suis tombée sur beaucoup de témoignages qui expliquaient avoir perdu leurs repères, leur identité, et surtout leurs amis. Et je dois avouer que je me suis dit un peu naïvement que ça ne m’arriverait pas. J’avais construit des amitiés solides dans l’adversité, et je pensais que mon cercle était plutôt solide. Et deux mois plus tard, je réalise que ce genre d’épreuve isole encore plus que je le pensais. Entre ceux qui devaient être la mais ne l’ont jamais été. Ceux que je n’attendais pas et qui ont été un soutien précieux. Ceux que j’ai du consoler de pas avoir eu la force d’être là pour moi. Petit florilège de ceux que je garde, et ceux que je ne garderai pas.
Étapes du deuil : – Le(s) vide(s) qui entoure(nt) la mort..
On le sait, même sans avoir expérimenté la chose : la mort laisse un grand vide. Et quand on pense au vide causé par la mort, on pense tout de suite au vide laissé par la personne. On ne peut plus la prendre dans les bras, on ne peut plus lui passer un coup de téléphone. On peut lui parler, mais sans plus jamais avoir de réponse. Mais alors que 5 mois se sont écoulés depuis le dernier décès de cette année, je me suis fait la réflexion suivante : le vide que laisse la mort derrière elle est multiple.
Rites et rituels dans le deuil – L’importance des rituels funéraires pour ceux qui restent.
Le processus de deuil est un chemin complexe, jalonné de rites et de rituels. Mais savez-vous réellement faire la différence entre ces deux concepts ? Émile Durkheim, sociologue français, nous éclaire sur l’importance fondamentale du rite dans notre société, particulièrement dans le contexte funéraire.
Deuil et réseaux sociaux : -la spirale de l’algorithme.
A l’heure des réseaux sociaux, le rapport au deuil a radicalement changé, et comme l’algorithme vient de me rattraper j’en profite pour mettre en garde. Car oui, les reel et le contenu qu’on me propose a changé en pleine nuit, sans prévenir. Et même moi qui ai des outils à disposition et juste assez de recul sur la situation, j’ai glissé un peu sur cette pente savonneuse. Mon algorithme a commencé à me montrer des personnes qui ont perdu leur frère, puis d’autres qui voudraient le rejoindre rapidement pour que leur souffrance cesse.
Revenir dans la société pendant le deuil – Un exercice compliqué
Comme vous le savez, j’ai un diplôme de conseiller funéraire, et j’ai fait une Licence en psychologie. J’ai étudié le deuil, j’ai lu énormément de choses sur le sujet. Les étapes du deuil d’Elisabeth Kübler-Ross, les aléas des phases d’espoir et de désespoir. Tout ça je l’ai lu, compris et intégré. Mais je continue à documenter au fur et à mesure de cette traversée si particulière. Et le problème que je rencontre maintenant est à la fois très simple et très compliqué : comment reprendre sa place dans la société quand on est en deuil.
Aller moins bien lorsqu’on prend soin de soi – La culpabilité de « s’en remettre » dans le deuil
Oui, vous avez bien lu. C’est quelque chose dont j’avais entendu parler en faisant des recherches sur le deuil, traumatique ou non. Et je l’ai constaté assez de fois pour me dire que ça serait intéressant de partager. C’est relativement fréquent d’aller moins bien quelques jours après avoir fait quelque chose pour se sentir mieux. Que ce soit sociabiliser, faire quelque chose qu’on aime, ou prendre soin de soi. Paradoxal? On s’accroche à la peine d’avoir perdu la personne qu’on aime, parce que c’est la dernière chose qui reste quand tout le reste s’émousse.
Faire son deuil après le suicide d’un proche : – guide et ressources d’aide.
Perdre un proche par suicide est une épreuve particulièrement douloureuse qui peut nous laisser désemparés, submergés par des émotions intenses et des questions sans réponses. Si vous traversez cette situation, sachez que vous n’êtes pas seul(e). Cet article vise à vous accompagner dans ce processus de deuil particulier et à vous orienter vers des ressources d’aide adaptées.
L’art de créer un hommage personnalisé – un geste d’amour pour soi et pour le défunt.
Dans les moments difficiles qui suivent la perte d’un être cher, trouver les mots justes pour exprimer ses émotions peut sembler insurmontable. Pourtant, créer un hommage personnalisé constitue non seulement un témoignage d’affection envers le défunt, mais aussi une étape essentielle dans le processus de deuil. Découvrons ensemble pourquoi consacrer du temps à cette démarche est important, tant pour nous-mêmes que pour honorer la mémoire de ceux qui nous ont quittés.
Chaque première fois après le décès – fait autant de mal que la précédente.
Vous l’avez probablement lu, ou entendu, ou essayé de le penser : après la mort, la vie continue. Et j e vais vous avouer quelque chose, à trois mois de la mort de mon frère, c’est une phrase qui me donne encore envie de coller des claques. Mais c’est vrai. Il faut reprendre le fil des choses. Revenir dans la vie « normale ». Et c’est un peu comme essayer d’avancer dans de la mélasse. Chaque pas prend infiniment plus d’énergie, parce que tout semble nous tirer en arrière. Chaque première fois est un déchirement. Le premier mois. Le premier anniversaire. La première fois qu’on retourne dans son restau préféré. La première fois qu’on tombe sur un livre qu’il aimait citer.
Sixième mois de deuil – La liaison dangereuse.
Comme j’approche (une seconde fois) du sixième mois de deuil tout en ayant étudié le processus avant, je me permets de vous partager une confirmation. Effectivement, il se passe bien deux choses bien distinctes mais particulièrement liées vers le 6è mois de deuil. Et ces deux éléments ne font absolument pas bon ménage. Surtout si on est pas suivi, ou très mal entouré. Contrairement à la grossesse qui est de plus en plus visible avec le temps, le deuil lui tend à perdre en visibilité au fur et à mesure. Et c’est également à peu près la période ou on a perdu les amis qu’on devait perdre, qu’un nouveau « soi » commence à se dessiner. Que le corps finit d’intégrer « tout à fait » la mort de notre proche, et que le cerveau a recommencé à harmonier les nouveaux éléments pour que l’ensemble ait l’air cohérent. Vous me voyez venir. Ce n’est pas une conjoncture facile, ni heureuse.
Dernier papier administratif, – la fin d’un cycle.
Bon, on y est. Ceux qui me suivent depuis Janvier le savent, on arrive à la fin de la période de six mois depuis le décès de mon frère. Et ceux qui ont lu l’évolution au fur et à mesure ont pu expérimenter un peu les hauts et les bas. Les espoirs, les désillusions, par procuration. On arrive donc aux dernières « grosses » démarches administratives concertant son décès, et j’ai pu confirmer une hypothèse. Effectivement, peu importe notre manière de gérer le deuil, peu importe les hauts et les bas, les périodes de mieux et celles de moins bien. C’est quand le dernier papier important a été signé, que tout est passé dans la machine administrative que le processus de deuil change de cycle.

ARTICLES SUR LES DEMARCHES FUNERAIRES
Référent fin de vie et thanadoula : des accompagnants essentiels pour la fin de vie et le deuil – Un nouveau type d’accompagnement émergeant.
Dans un monde où la fin de vie et le deuil restent des sujets délicats, de nouveaux professionnels émergent pour offrir un accompagnement humain et personnalisé. Découvrez le rôle crucial des référents fin de vie et des thanadoulas, ces guides bienveillants qui accompagnent les personnes en fin de vie et leurs proches.
Le deuil à l’ère du numérique – impact des réseaux sociaux
À l’ère du numérique, les réseaux sociaux transforment profondément notre façon de vivre le deuil. Entre hommages virtuels et mémoires numériques, découvrons comment ces nouvelles pratiques influencent notre processus de deuil.
Comment faire son testament – un Guide pratique
Dans une démarche de prévoyance et d’organisation, rédiger son testament est une étape cruciale pour assurer que vos volontés seront respectées après votre décès. En France, cette démarche est encadrée par des règles précises que tout citoyen devrait connaître. Découvrez pourquoi il est important de préparer son testament et comment procéder légalement.
Comment faire son testament – la veillée Irlandaise
Dans notre société moderne, quand on pense aux funérailles, on a souvent la même image en tête : pompes funèbres, église, cimetière, retour à la maison seul avec sa peine. Et c’est normal, c’est un sujet difficile, une épreuve compliquée à laquelle on est jamais vraiment prêts. Ce n’est jamais le moment, c’est vrai. Mais pour la cérémonie funéraire, il existe en fait beaucoup plus d’options que celles auxquelles on pense. Cérémonies personnalisées, urnes cinéraires d’artistes, mosaïques , dispersion en pleine mer, dans la nature. Du religieux, du laïque, les options sont nombreuses. Et je vais vous parler aujourd’hui d’une pratique qui me parle beaucoup, et que j’ai choisi pour l’enterrement de mon frère.

TEMOIGNAGE SUR MA TRAVERSEE DU DEUIL
La leçon du décès de mon grand père : – prendre le temps pour les gens qu’on aime
Ceux qui me connaissent le savent, j’ai toujours aimé écrire. Et si la peine me quitte maintenant par vagues, j’en retiens une leçon importante. Vitale. Ce sont ces 8 minutes que j’ai pris pour l’appeler, qui ont tout changé. Ce temps que je ne pensais pas avoir, et que j’ai pris malgré tout. Juste pour lui faire un petit signe. Lui dire que j’étais là. J’ai même pu lui glisser que je l’aimais. Il n’a rien su en faire, il a été surpris. Mais il est parti en le sachant. Quelqu’un avait pensé à lui dire. « Juste au cas où ». Juste au cas où ça serait la dernière fois. Parce qu’on ne sait jamais. Qu’ils meurent ou qu’ils changent de chemin. On ne sait jamais quand sera la dernière chance de dire à quelqu’un tout le bien qu’on pense de lui. Cet article là il n’est pas écrit par Chat GPT, il sera nul en référencement. Mais cet article la, il est important.
Premier mois de deuil – des hauts et des bas
Aujourd’hui, cela marque un mois depuis le décès de mon grand-père. Après avoir passé toute la journée avec un drôle de pressentiment, c’est en appelant ma grand-mère que j’ai réalisé : ça faisait un mois exactement. Alors j’en profite pour écrire un article pour expliquer ce qui peut se passer pendant un deuil. Si vous vous demandez comment se passe le deuil, voilà mon expérience.
Premier mois de deuil pour mon frère : – première étape : sidération
Voilà. Un mois pile que mon frère est mort. Je me doutais que ce jour serait particulièrement difficile à vivre. Je n’ai envie de rien, et deux mondes s’affrontent. La vie qui lutte pour reprendre son cours, et sa mort qui ne me quittera jamais. C’est un entre deux très inconfortable qu’on ne peut pas s’imaginer sans l’avoir vécu un jour. Alors je vais partager un peu mes ressentis avec vous, pour que vous puissiez en avoir une petite idée.
Un mois plus tard, bilan : – le premier cap du deuil².
Voilà. Un mois pile que mon frère est mort. Je me doutais que ce jour serait particulièrement difficile à vivre. Je n’ai envie de rien, et deux mondes s’affrontent. La vie qui lutte pour reprendre son cours, et sa mort qui ne me quittera jamais. C’est un entre deux très inconfortable qu’on ne peut pas s’imaginer sans l’avoir vécu un jour. Alors je vais partager un peu mes ressentis avec vous, pour que vous puissiez en avoir une petite idée.
Découvrir l’amour – En rencontrant la mort.
L’heure est aux confidences, c’est un article que j’espérais pouvoir écrire. Une vague idée qui ne m’avait jamais quitté, mais comme toute idée j’avais un peu peur de la voir se confronter à la réalité. Et je dois avouer que je suis agréablement surprise. Eros et Thanatos. Sans être vraiment d’accord avec Freud et ses collègues c’est un sujet qui m’a toujours fasciné. La pulsion de l’élan de vie qui suit de près celle de mort, et inversement. La danse incessante entre ces deux états. A l’instar de l’obscurité qui révèle la flamme de la bougie, en acceptant la mort, je réalise que je viens surtout à la rencontre de la vie.
Renouer – avec l’idée du bonheur
Ceux qui me connaissent le savent probablement, je ne suis pas tellement du genre fleur bleue. Plutôt l’inverse d’ailleurs, je suis plutôt « pierre mazout » à l’origine. Et pourtant j’ai découvert quelque chose au détour d’un jour de deuil, quelque chose de surprenant que je m’empresse de vous partager, comme d’habitude ! Le deuil pousse à redécouvrir le bonheur, voire même à reconstruire le concept. Vous allez voir, c’est fascinant.
Et soudain, par surprise – Une lame de fond
Un peu prise de cours par le retour de certaines émotions, je tournais autour du prochain article sans vraiment trouver l’angle d’attaque. Et avec le naufrage tragique du Maranello, je me suis souvenue que beaucoup avant moi ont comparé le deuil aux vagues. Le chagrin n’est pas linéaire, et s’il est cyclique, c’est selon un rythme qui lui est propre. La marée est très ponctuelle, et souvent à la hauteur où on l’attend en fonction de son coefficient. Mais les vagues, elles, sont influencées par les bateaux qui passent, la force et le sens du vent. Alors je vous amène avec moi sur cette petite barque qui ne s’attendait pas à être ainsi ramenée vers le large.
Le corps se souvient – Mieux que toi
Et me revoilà ! Comme à chaque fois, dès qu’il se passe quelque chose en lien avec le deuil cette année, j’en fais un article pour partager l’expérience avec vous. J’allais mieux, un peu. Disons que j’avais réussi à m’accrocher à quelques branches. Et un matin, ma hanche a décidé de me lâcher, en plus de la peau qui brûle à en empêcher de dormir, je me suis mise à boiter du jour au lendemain. Sans raison. Sans raison? Vraiment ? Ironiquement, c’est Facebook qui a rappelé à mon cerveau ce que mon corps savait déjà : C’était une semaine anniversaire. La semaine anniversaire de l’action exacte où se nichait ma culpabilité dans ce décès.
Un lien qui se détache – Sans se briser
Nous sommes le 21 septembre. Depuis le 25 janvier, je porte un petit bracelet. Un fil rouge, tout simple. Ce fil qui ne m’a pas quitté depuis cette dernière nuit que j’ai passé avec mon frère; la nuit qui séparait définitivement son dernier anniversaire du reste de nos existences. Ce petit fil rouge fragile qui a tenu bon depuis janvier. Ce petit fil qui semblait pouvoir résister à tout vient de se briser pendant la nuit. Effiloché comme une drôle de petite araignée. C’est entre deux larmes que j’ai pris mon clavier, parce qu’il y a deux choses à partager.

DEUILS PARTICULIERS
Deuil Animal – T’es vraiment rentrée pour veiller le chien ?
Oui. Je suis rentrée pour veiller le chien. Et au final, c’est une occasion d’aborder ce sujet qui semble ridicule pour les uns, et évident pour les autres. Le deuil animal. Parce que oui, perdre un animal ça fait mal. Perdre un animal c’est perdre un membre de sa famille. Et même si ça peut avoir l’air exagéré pour certains parce que « c’est pas comme si c’était un humain », ça reste un être vivant sensible dont nous étions le monde entier.

PHILOSOPHIE DU DEUIL
Philosophie du deuil – Se battre ou fuir (fight or flight)
Le temps continue à passer, et la douleur ressemble de plus en plus à des éclats de peinture sur une toile qui continue à être peinte plus ou moins calmement. Enfin, non. Disons que ça ressemble plutôt à une main qui tremble au milieu de l’écriture d’un mot, et qui rend la lettre un peu étrange. Je crois que c’est ça qui se passe quand on perd quelqu’un d’important, on devient « un peu étrange ». Ceux qui me connaissent en ont plaisanté. « Et pour toi qui n’étais pas franchement normale à l’origine? » Et bien, c’est surprenant, mais ça a donné plus ou moins un appui à mon étrangeté. D’une certaine manière, ça l’a stabilisée. Mais le sujet n’est pas là. Cette fois-ci nous allons parler des manières dont on essaie d’intégrer la mort dans notre parcours, alors qu’elle nous entraîne dans son sillage.
Chaque chose en son temps !