ARTICLES SUR LE DEUIL

Quoi dire quand quelqu’un perd un proche. – Spoiler : rien (Mais on peut quand même soutenir)

La réponse courte est sans appel : Rien. Il n’y a rien à dire dans ces moments là. Rien qui console, rien qui réconforte. Rien qu’on puisse entendre sans que ça ravive le sentiment d’injustice. Quand quelqu’un perd un proche, souvent la meilleure chose à dire, c’est rien. Vous me direz probablement que « deux deuils ne se ressemblent pas ». Et vous aurez raison. Mais comme la mort a frappé à notre porte deux fois en un mois de manière sensiblement différente, j’ai décidé de partager cette expérience avec vous.

Deuil : ne pas positiver trop tôt – pour soutenir une personne en deuil.

« Tu vas t’en sortir ! » « Le temps efface la peine ! » « Tu vas réussir à t’en remettre tu sais, la vie continue.  » « Change toi les idées, ça t’aidera. » Est-ce qu’on ne l’a pas tous déjà dit ou entendu pendant une épreuve ou une autre de la vie ? Probablement que si. Et si je vous disais que parfois, soutenir quelqu’un ce n’est pas lui dire que ça ira mieux, mais juste entendre, valider et reconnaître l’ampleur de sa peine?

Occupe toi pour ne pas y penser. – Une fausse bonne idée?

Depuis la mort de mon frère, j’ai souvent entendu la même phrase revenir en boucle. Elle part d’une très bonne intention, mais je ne suis pas certaine qu’elle soit une vraie bonne idée. « Fais des choses, occupe toi pour te changer les idées ». On peut se changer les idées pour oublier les petits tracas. Faire du sport pour faire taire son anxiété. Mais est-ce un bon conseil lorsque la mort vient de frapper à la porte ?

Traverser le deuil : – perdre un proche puis ses amis.

En me renseignant sur les conséquences les plus fréquentes du deuil, je suis tombée sur beaucoup de témoignages qui expliquaient avoir perdu leurs repères, leur identité, et surtout leurs amis. Et je dois avouer que je me suis dit un peu naïvement que ça ne m’arriverait pas. J’avais construit des amitiés solides dans l’adversité, et je pensais que mon cercle était plutôt solide. Et deux mois plus tard, je réalise que ce genre d’épreuve isole encore plus que je le pensais. Entre ceux qui devaient être la mais ne l’ont jamais été. Ceux que je n’attendais pas et qui ont été un soutien précieux. Ceux que j’ai du consoler de pas avoir eu la force d’être là pour moi. Petit florilège de ceux que je garde, et ceux que je ne garderai pas.

Rites et rituels dans le deuil – L’importance des rituels funéraires pour ceux qui restent.

Le processus de deuil est un chemin complexe, jalonné de rites et de rituels. Mais savez-vous réellement faire la différence entre ces deux concepts ? Émile Durkheim, sociologue français, nous éclaire sur l’importance fondamentale du rite dans notre société, particulièrement dans le contexte funéraire.

Deuil et réseaux sociaux : -la spirale de l’algorithme.

A l’heure des réseaux sociaux, le rapport au deuil a radicalement changé, et comme l’algorithme vient de me rattraper j’en profite pour mettre en garde. Car oui, les reel et le contenu qu’on me propose a changé en pleine nuit, sans prévenir. Et même moi qui ai des outils à disposition et juste assez de recul sur la situation, j’ai glissé un peu sur cette pente savonneuse. Mon algorithme a commencé à me montrer des personnes qui ont perdu leur frère, puis d’autres qui voudraient le rejoindre rapidement pour que leur souffrance cesse.

Revenir dans la société pendant le deuil – Un exercice compliqué

Comme vous le savez, j’ai un diplôme de conseiller funéraire, et j’ai fait une Licence en psychologie. J’ai étudié le deuil, j’ai lu énormément de choses sur le sujet. Les étapes du deuil d’Elisabeth Kübler-Ross, les aléas des phases d’espoir et de désespoir. Tout ça je l’ai lu, compris et intégré. Mais je continue à documenter au fur et à mesure de cette traversée si particulière. Et le problème que je rencontre maintenant est à la fois très simple et très compliqué : comment reprendre sa place dans la société quand on est en deuil.

Aller moins bien lorsqu’on prend soin de soi – La culpabilité de « s’en remettre » dans le deuil

Oui, vous avez bien lu. C’est quelque chose dont j’avais entendu parler en faisant des recherches sur le deuil, traumatique ou non. Et je l’ai constaté assez de fois pour me dire que ça serait intéressant de partager. C’est relativement fréquent d’aller moins bien quelques jours après avoir fait quelque chose pour se sentir mieux. Que ce soit sociabiliser, faire quelque chose qu’on aime, ou prendre soin de soi. Paradoxal? On s’accroche à la peine d’avoir perdu la personne qu’on aime, parce que c’est la dernière chose qui reste quand tout le reste s’émousse.

Faire son deuil après le suicide d’un proche : – guide et ressources d’aide.

Perdre un proche par suicide est une épreuve particulièrement douloureuse qui peut nous laisser désemparés, submergés par des émotions intenses et des questions sans réponses. Si vous traversez cette situation, sachez que vous n’êtes pas seul(e). Cet article vise à vous accompagner dans ce processus de deuil particulier et à vous orienter vers des ressources d’aide adaptées.

L’art de créer un hommage personnalisé – un geste d’amour pour soi et pour le défunt.

Dans les moments difficiles qui suivent la perte d’un être cher, trouver les mots justes pour exprimer ses émotions peut sembler insurmontable. Pourtant, créer un hommage personnalisé constitue non seulement un témoignage d’affection envers le défunt, mais aussi une étape essentielle dans le processus de deuil. Découvrons ensemble pourquoi consacrer du temps à cette démarche est important, tant pour nous-mêmes que pour honorer la mémoire de ceux qui nous ont quittés.

Chaque première fois après le décès – fait autant de mal que la précédente.

Vous l’avez probablement lu, ou entendu, ou essayé de le penser : après la mort, la vie continue. Et j e vais vous avouer quelque chose, à trois mois de la mort de mon frère, c’est une phrase qui me donne encore envie de coller des claques. Mais c’est vrai. Il faut reprendre le fil des choses. Revenir dans la vie « normale ». Et c’est un peu comme essayer d’avancer dans de la mélasse. Chaque pas prend infiniment plus d’énergie, parce que tout semble nous tirer en arrière. Chaque première fois est un déchirement. Le premier mois. Le premier anniversaire. La première fois qu’on retourne dans son restau préféré. La première fois qu’on tombe sur un livre qu’il aimait citer.

ARTICLES SUR LES DEMARCHES FUNERAIRES

Dans un monde où la fin de vie et le deuil restent des sujets délicats, de nouveaux professionnels émergent pour offrir un accompagnement humain et personnalisé. Découvrez le rôle crucial des référents fin de vie et des thanadoulas, ces guides bienveillants qui accompagnent les personnes en fin de vie et leurs proches.

Le deuil à l’ère du numérique – impact des réseaux sociaux

À l’ère du numérique, les réseaux sociaux transforment profondément notre façon de vivre le deuil. Entre hommages virtuels et mémoires numériques, découvrons comment ces nouvelles pratiques influencent notre processus de deuil.

Comment faire son testament – un Guide pratique

Dans une démarche de prévoyance et d’organisation, rédiger son testament est une étape cruciale pour assurer que vos volontés seront respectées après votre décès. En France, cette démarche est encadrée par des règles précises que tout citoyen devrait connaître. Découvrez pourquoi il est important de préparer son testament et comment procéder légalement.

Comment faire son testament – la veillée Irlandaise

Dans notre société moderne, quand on pense aux funérailles, on a souvent la même image en tête : pompes funèbres, église, cimetière, retour à la maison seul avec sa peine. Et c’est normal, c’est un sujet difficile, une épreuve compliquée à laquelle on est jamais vraiment prêts. Ce n’est jamais le moment, c’est vrai. Mais pour la cérémonie funéraire, il existe en fait beaucoup plus d’options que celles auxquelles on pense. Cérémonies personnalisées, urnes cinéraires d’artistes, mosaïques , dispersion en pleine mer, dans la nature. Du religieux, du laïque, les options sont nombreuses. Et je vais vous parler aujourd’hui d’une pratique qui me parle beaucoup, et que j’ai choisi pour l’enterrement de mon frère.

TEMOIGNAGE SUR MA TRAVERSEE DU DEUIL

La leçon du décès de mon grand père : – prendre le temps pour les gens qu’on aime

Ceux qui me connaissent le savent, j’ai toujours aimé écrire. Et si la peine me quitte maintenant par vagues, j’en retiens une leçon importante. Vitale. Ce sont ces 8 minutes que j’ai pris pour l’appeler, qui ont tout changé. Ce temps que je ne pensais pas avoir, et que j’ai pris malgré tout. Juste pour lui faire un petit signe. Lui dire que j’étais là. J’ai même pu lui glisser que je l’aimais. Il n’a rien su en faire, il a été surpris. Mais il est parti en le sachant. Quelqu’un avait pensé à lui dire. « Juste au cas où ». Juste au cas où ça serait la dernière fois. Parce qu’on ne sait jamais. Qu’ils meurent ou qu’ils changent de chemin. On ne sait jamais quand sera la dernière chance de dire à quelqu’un tout le bien qu’on pense de lui. Cet article là il n’est pas écrit par Chat GPT, il sera nul en référencement. Mais cet article la, il est important.

Premier mois de deuil – des hauts et des bas

Aujourd’hui, cela marque un mois depuis le décès de mon grand-père. Après avoir passé toute la journée avec un drôle de pressentiment, c’est en appelant ma grand-mère que j’ai réalisé : ça faisait un mois exactement. Alors j’en profite pour écrire un article pour expliquer ce qui peut se passer pendant un deuil. Si vous vous demandez comment se passe le deuil, voilà mon expérience.

Premier mois de deuil pour mon frère : – première étape : sidération

Voilà. Un mois pile que mon frère est mort. Je me doutais que ce jour serait particulièrement difficile à vivre. Je n’ai envie de rien, et deux mondes s’affrontent. La vie qui lutte pour reprendre son cours, et sa mort qui ne me quittera jamais. C’est un entre deux très inconfortable qu’on ne peut pas s’imaginer sans l’avoir vécu un jour. Alors je vais partager un peu mes ressentis avec vous, pour que vous puissiez en avoir une petite idée.

Un mois plus tard, bilan : – le premier cap du deuil².

Voilà. Un mois pile que mon frère est mort. Je me doutais que ce jour serait particulièrement difficile à vivre. Je n’ai envie de rien, et deux mondes s’affrontent. La vie qui lutte pour reprendre son cours, et sa mort qui ne me quittera jamais. C’est un entre deux très inconfortable qu’on ne peut pas s’imaginer sans l’avoir vécu un jour. Alors je vais partager un peu mes ressentis avec vous, pour que vous puissiez en avoir une petite idée.

ARTICLES SUR LA MORT DANS LA CULTURE

Chaque chose en son temps !