Oui. Je suis rentrée pour veiller le chien. Et au final, c’est une occasion d’aborder ce sujet qui semble ridicule pour les uns, et évident pour les autres. Le deuil animal. Parce que oui, perdre un animal ça fait mal. Perdre un animal c’est perdre un membre de sa famille. Et même si ça peut avoir l’air exagéré pour certains parce que « c’est pas comme si c’était un humain », ça reste un être vivant sensible dont nous étions le monde entier.
Le deuil animal est une forme de deuil.
Comme j’aime souvent le faire, nous allons partir de la définition avant d’étoffer l’idée :
La définition du deuil selon le larousse :
Douleur, affliction éprouvée à la suite du décès de quelqu’un, état de celui qui l’éprouve ; Processus psychique mis en œuvre par le sujet à la perte d’un objet d’amour externe.
Comme nous pouvons le voir ici, le deuil survient lors de la perte d’un objet d’amour externe. Et il n’est marqué nulle part que cet « objet » doit être humain pour compter. Et c’est ça qui est le plus important. Le deuil animal est une forme de deuil, et elle est aussi valide que celle du deuil humain.
Lorsqu’on perd notre animal, on perd un membre de sa famille à part entière. L’animal est là le matin, la journée, le soir. Selon son caractère il nous fait la fête tous les jours, nous sommes son ami, sa famille, son monde entier. C’est une présence chaleureuse, aimante, fiable et (plus ou moins) discrète qui est tout autant attaché à nous que nous le sommes à lui.
Quand nous perdons un animal nous perdons une série d’habitudes, nous perdons un lien émotionnel. Nous perdons quelque chose qui fait partie intégrante de notre quotidien, et qui a sa propre personnalité, son propre caractère. C’est un être vivant à part entière que nous perdons avec lui. Alors j’insiste, on peut tout à fait être en deuil parce qu’on a perdu son animal de compagnie. C’est normal de l’être. Car après tout, c’est dans le nom, c’est un compagnon de route.
Comment faire un deuil non reconnu comme tel?
Si j’insiste autant sur le fait que c’est légitime de se sentir vraiment dévasté lorsqu’on perd son animal de compagnie c’est parce que c’est un deuil qui peut parfois être difficile à assumer.
« Faut pas abuser, c’est pas un être humain, tu peux pas être AUSSI triste que ça pour un animal ».
Si. On peut.
Et on traverse les mêmes types d’étapes pour le deuil animal que pour le deuil d’un proche. C’est un vide qu’on ne veut pas remplacer. C’est une présence qui manque cruellement. C’est quelqu’un qui nous aimait au moins autant qu’on l’aimait, sinon plus. Pour certains c’est le seul lien affectif et émotionnel d’une vie bien seule. On oublie souvent qu’il y a des gens qui trouvent la force de rester en vie pour ne pas laisser leur animal tout seul. Un animal nous aime, nous accompagne, nous donne la force de continuer à avancer. Et tout ça, ce sont des choses qu’il faut respecter à leur juste valeur.
Comme vous l’avez probablement compris, c’est un deuil très lourd à porter par essence. Mais il y a cet élément de honte en plus de la culpabilité. Ne pas parler de sa peine, ne pas la partager, de peur qu’on nous trouve ridicule. C’est un deuil un peu stigmatisé qui isole encore un peu plus. Alors si vous avez perdu votre animal, si vous avez peur d’en parler parce que c’est « juste un animal ». Sachez que non, c’était un ami, un confident, et vous avez le droit de vous sentir dévasté par cette perte. C’est normal d’être triste quand on a perdu à la fois un ami, un membre de la famille, et quelqu’un qu’on aimait profondément même s’il avait une autre manière que les mots pour communiquer avec nous.
En résumé
Le deuil d’un animal est une épreuve difficile, et il ne faut pas avoir peur d’en parler. Il faut traiter cette perte comme celle d’un membre à part entière de la famille. Il nous manque autant que nous l’avons aimé, et nous le savons (presque) tous, l’amour d’un animal ressemble le plus à l’amour absolu et infini. Ils nous apprennent parfois même à aimer de manière inconditionnelle. Ils sont des amis, des confidents, des maîtres parfois. Ils sont une présence constante et rassurante, ils sont là pour apaiser nos larmes, calmer nos tourments en échange de gratouilles et de croquettes. Alors n’ayez jamais honte d’avoir du mal à les oublier. Ni d’avoir besoin de temps pour apprendre à vivre sans eux. Ni d’avoir envie de mettre de l’argent dans une cérémonie ou une urne personnalisée pour leur rendre hommage. Ils le méritent !
Article écrit par un humain, sans IA ni ChatGPT.
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